La capacité solaire de la France
La capacité solaire et éolienne installée de la France est passée à 31,7 GW.
Selon les statistiques gouvernementales les plus récentes, la France a installé environ 2,76 GW de nouvelles capacités solaires et éoliennes au cours des trois premiers trimestres de 2021, totalisant 13,23 GW d’installations solaires et 18,54 GW d’installations éoliennes cumulées.
L’industrie solaire photovoltaïque (PV) domestique a installé 2 034 MW de centrales de janvier à septembre, soit une augmentation de 167% en glissement annuel. Seuls 761 MW de parcs solaires ont été mis en service l’année précédente. Le Département des données et des études statistiques (SDES) du ministère français de l’Énergie attribue l’augmentation des déploiements au raccordement au réseau de grandes centrales et à l’augmentation du nombre de systèmes sous tension.
Les régions du nord-ouest de l’Aquitaine et de l’Occitanie ont enregistré le plus grand nombre de nouveaux parcs solaires raccordés au réseau, représentant respectivement 448 MW et 339 MW de puissance installée totale.
La production d’énergie solaire au cours des neuf premiers mois de 2021 s’est élevée à 12,5 TWh, contre 11,4 TWh un an plus tôt. Le photovoltaïque a fourni 3,7% de la demande d’électricité du pays au cours de la période considérée.
Pendant ce temps, 70 parcs éoliens totalisant 726 MW ont commencé à fournir de l’électricité au réseau de janvier à septembre, soit 3% de moins que l’année précédente. Environ 60 % de la capacité ajoutée au cours des trois premiers trimestres de l’année provenait d’installations allant de 8 MW à 12 MW. Les Hauts-de-France et la Nouvelle-Aquitaine ont enregistré la plus grande puissance installée sur la période, avec respectivement 213 MW et 129 MW.
De janvier à septembre, les parcs éoliens français ont produit 26,2 TWh d’électricité, soit 7,7 % de la consommation totale d’électricité nationale. En raison de conditions météorologiques moins favorables, la puissance de sortie a été inférieure de 6 % à celle de l’année précédente.
En 2021, la France aura installé 2,68 GW d’énergie solaire.
Le solaire a couvert plus de 3% de la demande totale d’électricité en France l’an dernier, avec une capacité totale de 13 067 MW à fin décembre.
La France a déployé 2 687 MW de nouvelles capacités solaires en 2020, réalisant ainsi sa meilleure performance jamais enregistrée en termes de nouvelles installations.
À titre de comparaison, le pays a installé 973 MW en 2020, 883 MW en 2018 et 890 MW en 2017.
Selon de nouvelles données de l’association française des énergies renouvelables SER, le quatrième trimestre a été particulièrement actif, avec environ 761 MW de nouveaux systèmes photovoltaïques connectés au réseau.
La France disposait d’une capacité photovoltaïque installée totale de 13 067 MW à fin décembre 2021.
Selon le SER, l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques en France atteindra près de 14,3 TWh en 2021, soit une augmentation de 12,6% par rapport à l’année précédente. Avec 3,8 TWh, la région Nouvelle-Aquitaine surpasse l’Occitanie et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (avec respectivement 3 TWh et 2,1 TWh).
L’énergie solaire a atteint une part de 3% de la consommation totale d’électricité pour la première fois en 2021, contre 2,8% en 2020. Des niveaux records de plus de 5% ont été enregistrés de juin à août 2021.
La France facilitera l’obtention de FiT solaires.
La semaine dernière, le gouvernement français a annoncé son intention de simplifier le mécanisme de subvention des projets solaires sur les toits et de plafonner la réduction des tarifs de rachat (FiTs) pour les projets plus importants.
Selon le ministère de l’Écologie, les mesures ont été proposées pour encourager la production d’électricité à partir de l’énergie solaire, en particulier dans le secteur commercial.
La première étape consiste à augmenter la limite de taille pour les projets photovoltaïques (PV) sur les toits, leur permettant de recevoir des tarifs fixes allant de 100 kW à 500 kW sans avoir à participer à des appels d’offres. Des subventions sont actuellement disponibles pour des projets allant jusqu’à 100 kWc sur une superficie de 1 000 m² (10 764 pieds carrés). Cependant, avant de pouvoir être mis en œuvre, le plan doit être approuvé par la Commission européenne (CE).
En outre, le gouvernement a l’intention de réduire les taux de dégressivité des FiT pour les projets solaires de plus de 100 kW. Le taux est maintenant révisé tous les trois mois, et si cette formule est utilisée, une réduction tarifaire de 8,7 % sera mise en œuvre à compter du 1er octobre. Selon le gouvernement, cette baisse ne refléterait pas la tendance réelle des coûts photovoltaïques et ralentirait le segment. Le plafond proposé pour la réduction des FiT devrait être de 3,8%.
Le gouvernement publiera un décret « dans les prochains jours » après avoir achevé un processus de consultation.
La France déclare un objectif solaire de 100 GW pour 2050.
La France s’est fixé un nouvel objectif d’installer 5 GW de nouvelle capacité photovoltaïque par an.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé le 10 février un plan massif de relance nucléaire, comprenant la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR2 en France. Il a également promis une accélération du développement des énergies renouvelables, avec de nouveaux objectifs pour le photovoltaïque et l’éolien d’ici 2050.
« Nous avons pris du retard », a admis Macron dans un discours. « Nous concentrerons nos efforts en particulier sur l’énergie solaire car elle est moins coûteuse et plus facile à intégrer dans le paysage, et d’ici 2050, nous aurons multiplié la puissance installée par près de dix pour dépasser les 100 GW en assurant un juste équilibre entre les installations photovoltaïques en toiture et celles au sol. »
Il a également mentionné la prolifération des obstacles réglementaires.
Le processus d’approbation pour construire un parc solaire prend cinq ans et sa construction ne prend que quelques mois de travail, de tels retards sont insupportables. En conséquence, tous les obstacles réglementaires doivent être supprimés à partir du moment où les projets sont acceptés localement », a-t-il déclaré.
Il a également réitéré la nécessité de « reconstruire les filières industrielles françaises, de produire toutes les techniques nécessaires au déploiement de l’énergie solaire. Car, il faut le dire, il y a 20 ans, l’Europe, par naïveté ou par fatalité, confiait la production des technologies et les secteurs industriels qui soutenaient ces déploiements à d’autres continents.
Cela a été décrit comme une étape importante par l’association solaire française Enerplan.
« C’est la reconnaissance par la plus haute autorité de l’Etat du rôle prépondérant du solaire dans la transition énergétique décarbonée et dans le futur mixte électrique. L’objectif d’avoir au moins 100 GW d’énergie solaire installée d’ici 2050 s’aligne sur le programme 2050 d’Enerplan, qui sera publié en mars.
Pour la première fois, un président annonce le rôle massif de l’énergie solaire dans le futur mix électrique. Quel long chemin depuis 2011, lorsque le secteur a failli disparaître en raison du moratoire. Plus que jamais, nous sommes mobilisés pour rattraper le retard de la France et atteindre cet objectif de 100GW d’ici 2050, soit plus 5GW/an de nouvelles capacités solaires connectées.

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