Panneaux solaires: l'inauguration de la France en solaires

La France inaugure la première autoroute à panneaux solaires au monde. Avec 2 800 mètres carrés de cellules photovoltaïques, un village Français espère alimenter ses lampadaires. On dit que juger le passé avec l’état d’esprit du présent est stupide. Les générations futures pourraient se moquer de nos routes asphaltées inutiles de la même manière que nous nous moquons de ceux qui prennent des pilules pour masquer une maladie tout en en causant une autre. Selon la ville Français de Tourouvre, l’avenir consiste en des autoroutes solaires autonomes construites à partir de mosaïques de cellules solaires. Le 21 décembre dernier, la petite ville normande de Tourouve a inauguré la première « autoroute solaire » au monde, un tronçon routier d’un kilomètre recouvert de 2 800 mètres carrés de panneaux solaires photovoltaïques revêtus de résine. Les panneaux solaires sont connectés au réseau électrique local et fournissent suffisamment d’énergie pour alimenter tous les lampadaires de Tourouvre. Colas, une grande entreprise de construction anglo-Français, a créé et construit la technologie de la route solaire connue sous le nom de « Wattway ». Le projet a nécessité cinq ans de recherches et de nombreux essais dans les parkings, mais la route à l’extérieur de Tourouve est la première route active à mettre en œuvre le Wattway. Maintenant, une période d’essai de deux ans déterminera si Wattway peut résister à la pression des quelque 2 000 véhicules qui empruntent quotidiennement la route Tourouvre. Chaque panneau contient une cellule de silicium polycristallin de 15 centimètres de large qui convertit l’énergie solaire en électricité. Un substrat composé de multiples couches de « résine et polymères » est appliqué sur les cellules pour augmenter leur durabilité tout en s’adaptant aux contours naturels de la route. Le câblage du système électrique des cellules peut être connecté sur les côtés des voies de circulation, dans les gouttières ou par des conduits intégrés dans les panneaux eux-mêmes. En Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis, un plan similaire est en préparation, basé sur le principe que les véhicules n’occuperaient les routes que 20% du temps (dans certains pays), offrant ainsi de vastes surfaces pour absorber les rayons du soleil. La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a déclaré dans un communiqué: « Cette nouvelle utilisation de l’énergie solaire tire parti de vastes étendues d’infrastructures routières déjà utilisées … pour produire de l’électricité sans occuper de nouvelles terres ». L’initiative est le prototype d’une stratégie nationale de déploiement sur quatre ans, en commençant par la région ouest de la Bretagne et la région sud de Marseille. Théoriquement, cela semble génial, mais quel est le piège? La construction de la route d’un kilomètre de long a coûté près de 5 millions d’euros, et elle n’a qu’une seule voie. En outre, les sceptiques soutiennent que les « autoroutes solaires » n’ont pas l’efficacité nécessaire pour justifier l’investissement. En 2014, une piste cyclable solaire similaire de 70 mètres a été construite dans la banlieue d’Amsterdam pour un coût de 3 millions d’euros. Au cours de sa première année, il n’a produit que 3 000 kilowattheures d’électricité, assez pour alimenter une seule maison. Sebastian Anthony d’Ars Technica note qu’au prix de gros actuel de 40 £ par mégawattheure au Royaume-Uni, 3 millions d’euros auraient pu acheter 65 000 000 kilowattheures d’électricité, soit assez pour alimenter 21 000 foyers pendant une année entière. Selon la brochure Colas, 20 mètres carrés suffisent pour alimenter une seule résidence. Ainsi, 2 800 compteurs devraient pouvoir alimenter 140 foyers. Étant donné que le tronçon de 2 800 mètres alimentera les lampadaires, cette sortie semble douteuse. Colas estime également que la France pourrait devenir indépendante sur le plan énergétique si seulement un quart de son million de kilomètres de routes étaient recouverts de panneaux solaires. Royal partage ces sentiments, mais maintient un objectif réaliste: elle aimerait remplacer un kilomètre d’asphalte pour chaque millier de kilomètres. Si deux voies d’un kilomètre coûtent 10 millions d’euros, le coût total devrait être d’environ 10 milliards d’euros. Il s’agit d’un coût raisonnable, en supposant que le Wattway ne nécessite pas d’entretien de routine et génère suffisamment d’énergie pour compenser l’investissement initial. Une entreprise Français installe 5 500 panneaux solaires sur une ferme qui produit de la nourriture et de l’énergie tout en luttant contre la crise climatique. Une Français entreprise d’énergie solaire mène une expérience à grande échelle pour déterminer si l’énergie solaire peut être produite sans affecter l’agriculture. Xavier Guillot, responsable de la recherche et du développement agronomique de TSE, a expliqué que l’objectif était de répondre aux besoins de développement des énergies renouvelables en France sans déplacer les terres agricoles. Cela permettrait de poursuivre le développement des activités agronomiques et agricoles, en l’occurrence les grandes cultures et l’élevage. L’entreprise veut savoir si l’énergie solaire peut être produite sans interférer avec les cultures céréalières extensives de la région. Et si la fusion réussit, elle pourrait transformer à la fois l’énergie solaire et les industries agricoles. Le photovoltaïque agricole et la France Agrivoltaïque est la pratique d’utiliser la terre pour l’agriculture et l’énergie solaire. Comme l’Europe s’approche lentement d’une crise énergétique, elle est également devenue très populaire. La France a déjà expérimenté l’agriculture à travers des programmes à plus petite échelle. Néanmoins, TSE, l’un des plus grands producteurs d’énergie solaire en France, installe 5 500 panneaux solaires sur cette ferme située près de la commune d’Amance pour déterminer si elle peut réussir ou non à l’échelle industrielle. Selon la société, les panneaux solaires utilisés dans leur expérience produisent 2,5 mégawatts d’énergie pendant les heures de pointe, ce qui équivaut à la consommation d’énergie de 1 350 personnes. Début décembre, selon TME, il sera câblé au réseau électrique. Les panneaux solaires peuvent se déplacer verticalement pour suivre la trajectoire du soleil, permettant à la pluie de passer. Ils peuvent réduire les dommages causés par la grêle, faire monter la terre ou abaisser la température de quelques degrés Celsius, selon les conditions météorologiques.

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