La capacité solaire photovoltaïque francaise doublera en 3 ans

 

La France devrait presque doubler sa capacité solaire photovoltaïque d’ici trois ans.

REGlobal présente les principales conclusions du rapport et une analyse approfondie de l’état des énergies renouvelables et de leurs progrès en France.

Principales constatations:

Le gouvernement a mis à jour la SNBC et le PPE en 2020 afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. En 2019, le Haut Conseil pour le climat a été créé. La France a fait des progrès dans l’amélioration des codes du bâtiment, de l’étiquetage et de la mise en œuvre d’audits énergétiques pour les entreprises, ainsi que dans le renforcement des mesures visant à soutenir l’amélioration de l’efficacité du système de mobilité.

Une stratégie d’investissement pour les énergies renouvelables est esquissée. En octobre 2021, la France a annoncé un plan d’investissement de 30 milliards d’euros à l’horizon 2030, qui vise Français développement industriel dans les secteurs de l’énergie, de l’automobile et de l’espace, avec 8 milliards d’euros destinés aux investissements dans les technologies énergétiques dans la décarbonation de l’industrie, de l’hydrogène et des petits réacteurs modulaires, et 4 milliards d’euros destinés aux véhicules électriques et hybrides rechargeables.
On peut s’attendre à une croissance rapide de l’emploi.

L’industrie énergétique hautement qualifiée de la France peut servir de base à une reprise économique robuste. Alors que les industries nucléaire et pétrolière et gazière représentent la majorité de l’emploi aujourd’hui, l’industrie des énergies renouvelables, en particulier l’énergie éolienne et solaire, a connu une croissance rapide de l’emploi et du capital. Stimulée par des investissements dans les transports, les bâtiments et l’énergie, la SNBC devrait accélérer la création de 300 000 à 500 000 nouveaux emplois d’ici 2030 et de 800 000 d’ici 2050.

Plan de relance français pour la transition énergétique et l’efficacité énergétique

Malgré l’amélioration de son cadre de transition énergétique, la France est à la traîne en termes de mise en œuvre. Il n’a pas atteint ses objectifs en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables pour 2020. Et ses objectifs d’émissions pour 2030, qui ont été adoptés en 2015, n’ont pas changé; Le deuxième budget carbone a été révisé à la hausse en 2020, réduisant l’effort requis jusqu’en 2023.

Des tendances positives mais lentes ont été observées dans le domaine des énergies renouvelables. La production d’électricité éolienne et solaire photovoltaïque (PV) a augmenté au cours de la dernière décennie, faisant passer la proportion d’énergies renouvelables dans la production d’électricité de 14 % en 2010 à 23,4 % en 2020. L’hydroélectricité représente cinquante pour cent de la production d’électricité renouvelable. La France vise une part de 23% des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie d’ici 2020, mais n’a atteint que 17,2% en 2019 et devrait atteindre 19,1% en 2020. Afin d’atteindre les objectifs 2023 du PPE, la France devrait ajouter 6,4 GW de capacité éolienne et presque doubler sa capacité solaire photovoltaïque en seulement trois ans.

Défis à relever pour accélérer la transition énergétique en France

Les politiques d’arrêt et de départ, en particulier les réductions rétroactives des incitations pour les centrales solaires construites entre 2006 et 2010, sapent la confiance des investisseurs et augmentent les risques et les coûts des investissements futurs. La France accuse un retard important par rapport à ses voisins dans la mise en œuvre d’une stratégie éolienne offshore et le taux de déploiement de l’éolien offshore. En outre, le parc électrique vieillit et les investissements privés dans des ajouts de capacité à grande échelle ne sont pas au rendez-vous, car le mix électrique au-delà de 2035 manque de visibilité à long terme.

La mise en œuvre doit primer. Au cours des cinq dernières années, le gouvernement a révisé sa loi sur l’énergie et le climat à deux reprises et a fixé un grand nombre d’objectifs pour les carburants et les industries.

La France doit mettre fortement l’accent sur l’accélération de la mise en œuvre et de l’exécution à l’avenir, malgré le fait que de nombreux autres pays sont confrontés à des obstacles similaires, en particulier alors qu’ils s’efforcent d’atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050. Le gouvernement n’a pas encore évalué les résultats et les progrès des appels d’offres pour les énergies renouvelables ou l’amélioration de l’efficacité spécifique au secteur.

Mis à part le Plan national de l’énergie et du climat à moyen terme, il n’existe pas de cadre pour suivre, évaluer ou orienter les progrès vers les nombreux objectifs nationaux, car de nombreuses politiques et objectifs restent fragmentés au sein du gouvernement. Plusieurs étapes doivent être envisagées pour que la mise en œuvre de la politique climatique subisse une transformation radicale.

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